Affaire de Ramiswil : la PSA demande une enquête approfondie

Dans le cadre de l’affaire relative au bien-être animal à Ramiswil, la Protection Suisse des Animaux PSA a déposé une plainte pénale et adressé une dénonciation à l’autorité de surveillance. Selon la PSA, des questions restent sans réponse concernant l’abattage de 124 chiens ainsi que la procédure officielle avant l’évacuation de la ferme. Les autorités de poursuite pénale doivent examiner d’éventuelles responsabilités pénales. Dans le même temps, la PSA demande au Conseil d’État du canton de Soleure de réaliser un contrôle des procédures du service vétérinaire.


Le rapport d’enquête sur l’affaire de Ramiswil a fourni de nouvelles informations. Pour la PSA, les circonstances entourant l’abattage de 124 chiens restent notamment à clarifier. Du point de vue de l’association, la question se pose de savoir si des clarifications individuelles suffisantes ont été effectuées avant les décisions de mise à mort et si d’éventuelles solutions alternatives ont été suffisamment examinées. Selon les informations disponibles, une euthanasie immédiate pour des raisons médicales n’était indiquée que pour deux chiens.

En outre, le rapport soulève des questions sur l’action des autorités au cours des mois précédant l’évacuation de la ferme. Les services compétents avaient eu très tôt connaissance de plusieurs éléments suggérant l’existence de problèmes dans la détention d’animaux. La PSA estime qu’il est important que ces procédures soient examinées aussi bien au regard du droit pénal que par l’autorité de surveillance. Dans la dénonciation à l’autorité de surveillance, elle demande notamment un examen des activités de contrôle, de l’identification des risques et de l’exécution par le service vétérinaire du canton de Soleure.

« La mise à mort d’un animal est la mesure la plus radicale qui soit. C’est précisément pour cette raison que les conditions qui l’entourent doivent être examinées avec le plus grand soin », déclare Peter V. Kunz, président de la Protection Suisse des Animaux PSA.

La PSA souligne que ni une plainte pénale ni une dénonciation à l’autorité de surveillance ne constituent une condamnation a priori. Il s’agit plutôt de clarifier si les décisions prises étaient conformes au droit et s’il doit y avoir des conséquences pénales, organisationnelles ou en matière de surveillance. Quelle que soit l’issue des procédures, l’affaire de Ramiswil montre, selon la PSA, l’importance d’une action précoce et rigoureuse en présence de situations problématiques connues. L’objectif reste d’éviter des escalades similaires à l’avenir et de garantir plus efficacement la protection des animaux.

Partager des actualités: